J’arrête de dire « je n’ai pas le temps »

photo-1506126613408-eca07ce68773La liste des articles que j’aurais envie d’écrire s’allonge et les journées ne sont pas assez longues…

STOP !!!

Je me suis promis de ne plus dire « je n’ai pas le temps ».

Nous avons tous le même temps, c’est en fait une des rares ressource assez équitablement partagée (puisque l’homme ne sait pas encore le manipuler…).

Mon emploi du temps est très largement le résultat de mes choix, et mes priorités. J’ai décidé de les assumer, les regarder en face… et de reprendre la main dessus.

Les contraintes professionnelles ? Oui, c’est une part importante de mon temps. Mais c’est un choix que j’ai fait (un choix que j’ai eu la chance de pouvoir faire).

Les contraintes familiales ? Là aussi, le résultats de mes choix, même si certains ont eu lieu dans le passé, comme le choix d’avoir des enfants.

Et une fois mis de côté le temps réellement nécessaire à ces deux « rôles » (maman et salariée)… il reste du temps ! Le temps qu’on utilise sur les réseaux sociaux, à faire une balade, à assumer des responsabilités associatives, à faire du sport ou tout autre loisir, à préparer un bon petit plat quand on pourrait faire quelque-chose de basique, à regarder une série…

J’ai de la chance. Pour moi ce temps existe. Et si je décide de rester au boulot jusqu’à tard dans la journée (ou de ramener du travail à la maison), rognant ainsi sur mon « temps libre » décrit ci-dessus… C’est aussi un choix.

Ça peut vous paraître très basique, mais pour moi quand je me suis vraiment rendue compte de ça, c’était un peu comme ouvrir les yeux ! J’avais toujours tendance à me sentir « obligée de ». Il s’agit de savoir dire « non », bien sûr, mais soyons honnête : la personne à qui il faut vraiment que j’arrive à dire « non »… c’est moi-même !

Alors j’ai voulu prendre du recul, être plus consciente de mes choix, mes priorités. Plus facile à dire qu’à faire ! Quelles sont mes priorités dans la vie ? Qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ? Forcément, ça allait être plus compliqué qu’une liste de quelques bullet points ordonnancées…

Alors plutôt que de chercher la réponse à la grande question sur la vie, l’univers et le reste (en plus on sait très bien que c’est 42 ^^), j’ai finalement opté pour des petites questions que j’essaye de me poser régulièrement pour prioriser en conscience :

  • Combien de temps va me prendre cette activité ?
  • Parmi toutes les activités qui je pourrais faire pour occuper ce temps, est-ce celle dont j’ai le plus envie ?
  • Est-ce que ça doit être fait maintenant ou est-ce que ça peut attendre sans être préjudiciable à quiconque ?
  • Si je devais mourir demain (oui, je sais, ce n’est pas joyeux mais bon…), est-ce que j’aurais des regrets de ne pas l’avoir fait ?

Par exemple : j’aimerais écrire plus d’articles sur ce blog, et les idées ne manquent pas.
Mais en me posant ces questions, j’ai finalement passé plus de temps avec mes enfants.
J’ai aussi préféré travailler graphiquement ces derniers temps (réalisation de supports visuels) plutôt qu’en rédaction, question d’envie.
Et puis aujourd’hui je me suis dit que c’était cette activité que j’avais vraiment envie de faire, et je le fais sereinement car je sais que ce n’est pas au détriment de priorités qui me tiennent plus à cœur.

J’ai vraiment le sentiment de petit à petit reprendre la main sur l’utilisation de mon temps, d’avoir un agenda à mon service, et pas le contraire.

… alors je vais continuer 🙂

Bonne année 2019 !

Cette année, c’est cette petite image que j’ai choisie pour célébrer la « révolution itérative » de notre belle planète autour du soleil :

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… et c’est encore mieux en remplaçant le mot « better »par « happy » 😉

Product Team Canvas

Here is a proposition / draft of a canvas for a product team.

The idea is to use it as a conductive thread for initialisation workshops focused on the team (environment, purpose and self-organization).
It doesn’t address detailed product vision, this could be completed by a Lean Canvas or Business Model Canvas.
Some boxes are a little bit redundant between this Product Team Canvas proposition and a BMC for example, but I chose to keep it that way so that each Canvas can be consistant by itself. But it could be adapted of course.

This Canvas could be filled as a draft when the team is formed, and completed/update throughout the duration of the activity.

It is a little loaded, in terms of size I imagine it on a paperboard big enough to put the width of an A4 format in each column.

What do you think about it ?

Product Team Canvas.png

Agile Tour Rennes 2018

Je n’ai malheureusement pu participer que à la première journée… Mais c’était déjà très riche !

Et voici ce que j’en ai retenu, en images 🙂

Mais pour moi le plus marquant, ce qui m’apporté le plus de valeur, l’effet « whaou!!! » de cette édition… C’était l’atelier des « Pas Japonais » proposé par Benjamin Cabanne (ancien collègue ! C’est ça aussi les Agile Tour, le plaisir des retrouvailles !)

Je ne peux pas en dire plus. Cet atelier, il faut le vivre ! Et j’espère vraiment avoir l’occasion de l’animer bientôt 😉

Acculturation et atelier Lego pour des stagiaires de 3ième

Et hop, une petite animation qui a bien marché pour ce type d’intervention.

Déjà, on les réparti en équipes. Ils sont 9, je fais donc une équipe de 4 et une équipe de 5. Ils donnent des noms à leur équipe, c’est plus sympa… du coup j’ai l’équipe « Ninja-go » et l’équipe « Anonyme ».

Première phase : le bon vieux waterfall

Je leur répartis mes legos sur les deux tables et je leur donne des « specs ». Ce sont des notices de montage que j’ai imprimés…

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Je leur demande une estimation du temps de production.

Je paye en bonbons, avec bonus s’ils ont de l’avance, pénalité s’ils ont du retard !

Et c’est parti pour un bon vieux effet tunnel… Je chronomètre le temps.

Rapidement ils se rendent compte qu’ils n’ont pas forcément les bonnes pièces pour faire les modèles (forcément, j’ai imprimé des notices au hasard sur internet) et qu’ils n’ont pas estimé le temps de trier les pièces 🙂

Je leur dit de faire avec ce qu’ils ont, que c’est les imprévus des projets : on ne peut pas toujours faire exactement comme dans les « specs » et que pour toutes les autres questions le client n’est pas dispo >:-)

Ils optent pour une stratégie singulière : ils adaptent largement les modèles, voir se limitent à quelques pièces empilées quand le temps arrive vers la fin en partant du principe que « puisqu’on ne peut pas faire autrement, le client sera bien obligé d’être content » (?!?). Et ils comptent sur les bonus en livrant en avance !

Mais malgré les bonus, les modèles n’ont plus grand chose à voir avec les specs et je reprends des critères d’acceptations que j’avais préparé : est-ce que le crocodile a bien 4 pattes ? Non. Etc etc. Le butin en bonbons est assez maigre par rapport à ce qu’ils espéraient…

La petite perle

Quand j’annonce le nombre de bonbons final une élève s’exclame :

« Ah ben si c’est comme ça, la prochaine fois qu’on me demande une estimation je multiplie au moins par deux ! »

… elle a tout compris 🙂

Deuxième phase : agile !

Maintenant je leur donne plutôt l’équivalent de user stories : une maison, un poisson, ils peuvent me poser des questions et on fait des petites itérations à l’issue desquelles on mesure la valeur produite.

Forcément… Ça se passe beaucoup mieux 🙂

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Debriefing et vernis sur Scrum

Jusqu’à ce moment je n’ai donné aucune théorie, je profite donc du débriefing pour citer les 4 valeurs agiles et on termine sur un schéma à la volée pour leur parler un peu de Scrum en quelques minutes :

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Conclusion

Je me suis bien amusée à préparer et animer cet atelier, et je l’ai trouvé très efficace !

Le même genre d’atelier réalisé un peu plus tôt avec un marshmallow challenge avait donné de moins bons résultats je trouve en terme d’appropriation des concepts par les élèves… peut-être un peu trop abstrait 😦
Je resterai donc sur l’option Lego en deux phases si c’était à refaire 🙂

Rétro MMA (Memories Mood Actions), c’est le bonheur assuré !

(désolée pour le jeu de mot « un peu » pourri ^^’, je suis en manque d’inspiration pour trouver un nom à ce format de rétro…)

Ce petit guide d’animation est un assemblage de techniques que j’avais déjà utilisées par ailleurs. Rien de très original donc… mais je trouve que cet ensemble fait sens globalement et c’est l’enchaînement et le fil conducteur qui me semble intéressant.

Outils utilisés :

  • Timeline
  • Moodgraph
  • 1 word
  • Synergy4
  • DESC

L’idée globalement est d’amener l’équipe à passer des faits (en les aidant à se les remémorer), aux sentiments éprouvés, puis aux actions, le tout en passant alternativement par des phases d’auto-inspection individuelle, de partage et d’auto-inspection sur le collectif.

Voici le détail du déroulé, dans un contexte de rétro++ sur une mini-release (2 sprints), 8 participants, 1h30.

Je mets une photo du paperbaord pour que vous visualisiez le rendu, ça devrait aider à comprendre les explications ci-dessous 🙂

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  • Icebreaker : j’ai choisi le bâton d’hélium pour débriefer sur le lien entre objectif individuel / objectif collectif et ressenti individuel / ressenti collectif
  • (prime directive + point sur les actions de la rétro précédente bien sûr 🙂 )
  • Timeline
    • Représenter la ligne de temps de la release (horizontale) et les différents sprints (colonnes)
    • Collectivement, se rappeler les faits marquants de cette release et les représenter sur la timeline avec des post-its (jaunes sur la photo)
  • Moodgraph
    • Sous la timeline, préciser une échelle des ressentis (simley très content, smiley pas content)
    • Individuellement, tracer le graphe de son humeur au cours de la release
    • Debriefing collectif : (sans rentrer dans les explications individuelles), quelles tendances peut-on observer ?
    • (bien rassurer sur le fait qu’une phase d’explication / partage est prévue sinon c’est très frustrant pour les participants de ne pas expliquer la ligne qu’ils viennent de tracer)
  • 1 word
    • Individuellement, chaque participants peut annoter sa ligne d’humeur avec des post-its en se posant la question de ce qui a fait qu’elle a baissé ou monté.
    • Contrainte : 1 mot par post-it. Pas de partage collectif à cet étape, c’est une phase d’introspection.
    • On peut utiliser un code couleur (vert pour le positif et rose pour le négatif par exemple sur la photo)
  • Tour de table à la mode Synergy4
    • Principe : chacun prend la parole à tour de rôle, les autres écoutent. Si la personne n’a rien à dire/ajouter, elle peut passer son tour (« je passe »), on continue les tours de table jusqu’à ce que tout le monde dise « je passe »
    • Utilisation du formalisme DESC pour que chacun à son tour
      • Décrive un fait
      • Exprime l’émotion associée (utilisation du « je »)
      • (éventuellement) propose une solution
      • (éventuellement) présente les conséquences de cette solution
    • Le paperboard réalisé précédemment reste affiché. Les participants peuvent y faire référence, mais ce n’est pas obligé. Il a simplement servi à bien préparer cette phase de partage et sert de support visuel pour faire référence aux faits (post-its jaunes) et aux émotions (graphes).
  • Actions
    • Enfin, compte tenu de tout ce qui a été partagé précédemment on revient sur un format plus classique pour identifier les actions et améliorations à mettre en place.
    • Avantage non négligeable, l’utilisation du formaliste DESC fait que des propositions de solutions ont déjà été formulées. Il faut ensuite juste discuter de leur acceptabilité par l’équipe globalement.
  • (ROTI)

Je pense que c’est particulièrement adapté en cas de tensions latentes, ou tout simplement pour une équipe qui a l’habitude des rétros + / – / delta et avec qui il faut un angle différent (en passant ici par les ressentis) pour générer de nouvelles pistes d’amélioration.

En prérequis je dirais qu’il faut de bonnes conditions de partage, donc plutôt avec des personnes qui se connaissent bien (je ne le proposerai pas avec des équipes qui ne travaillent ensemble que depuis peu de temps).

Bref, j’en suis très contente et je le ré-utiliserai !

En complément : la fiche fait-maison que j’ai utilisé pour expliqué le formalisme attendu lors du tour de table. Je l’ai maintenu visible des participants pendant toute cette phase de partage.

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Une journée pour construire ensemble une roadmap sur une thématique métier

La demande :

  • partager les besoins client recensés aujourd’hui sur cette thématique
  • éventuellement en identifier de nouveaux besoins en séance
  • les challenger par rapport à la valeur apportée, la complexité de mise en œuvre, la différenciation concurrentielle
  • … le tout afin de les prioriser et construire/enrichir les roadmaps des produits existants ou à venir.

Animation de la matinée :

  • Icebreaker
  • Partage de la vision sur la thématique
  • Création de personae
  • Identification besoins et features (animation inspirée de la technique de l’Impact Mapping que j’affectionne particulièrement ^^)

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Animation de l’après-midi :

  • Complexity / value matrix
  • Roadmap design

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Malgré une grosse difficultés (un des participants-clé n’a pas pu rester pour l’après-midi), le feedback de cette animation était positif pour les participants et très positif pour le demandeur.

Point de vigilance pour éventuellement une prochaine fois : avoir les bons participants et s’assurer (en insistant) de leur disponibilités, y compris des représentants des clients.
Nous avions sur cette session une très bonne représentation technique (développeurs, qualif, experts…), mais peu de représentants business 😦